J’ai enfin reçu mes exemplaires de Holy Grail et dans l’ensemble, j’ai vraiment été ravi !

En termes d’éditions, principalement par la Deluxe Box : surpris par son poids, j’ai été comblé par son contenu ! Cette édition mérite véritablement son appellation "Deluxe", trop souvent usurpée de nos jours. Une fois encore, je suis impressionné par la générosité de Versailles : là où d’autres groupes, pour le même prix, délivrent le strict minimum (un album, avec un bonus modeste, et un artwork commun), Versailles nous offre un déluge de photos : une abondance de portraits magnifiques ainsi que de belles photos «d’ambiance» nous accompagnent tout au long de l’écoute du disque et renforcent le voyage vers la découverte du Saint Graal.

Esthétiquement, je trouve ça juste sublime ! Même le lettrage massif en police basique sur la couverture ne me choque plus : alors que, lors du dévoilement des pochettes, j’avais trouvé cela disgracieux, je trouve maintenant que ça en impose ! Avec un côté intemporel (dû au standard de la police choisie), comme gravé pour l’éternité.

Et l’harmonie des costumes arrive en tête de mes préférées avec la période PRINCE & PRINCESS (mon seul et unique reproche à ce niveau concerne le gaufrage de la mèche frontale de YUKI qui me déplaît et m’empêche de qualifier l’ensemble de «parfait»).

C’est la première fois que j’achète une version regular d’un album de Versailles et j’ai eu le plaisir de trouver dans le livret des images différentes de l’édition limitée, de même pour l’illustration du CD. Il me semble que certaines images sont exclusives selon les éditions, détail que j’apprécie particulièrement et qui rend l’acquisition de chaque édition intéressante.

L’album en tant que tel maintenant : globalement, je l’aime beaucoup et je l’ai découvert avec beaucoup de plaisir !

D’emblée MASQUERADE m’emporte dans ce nouvel album avec fougue ! J’aime beaucoup ce morceau qui, sans être exceptionnellement novateur, est extrêmement efficace dans son alternance de rythmiques échevelées et de refrains romantiques. Il ouvre l’album avec beaucoup de majesté et me plonge immédiatement dans l’album.

L’intensité ne faiblit pas avec Philia qui est vraiment à Holy Grail ce qu’Ascendead Master est à JUBILEE. Les guitares se cabrent telles des chevaux en furie et la cavalcade m’emmène avec énergie et «positivité» ! Au passage, il me semble que le mixe, harmonisé avec l’ensemble de l’album, est différent de celui du single et apporte une meilleure lisibilité de chaque piste.
Est-ce que d’autres trouvent comme moi que sur le single (comme pour DESTINY -THE LOVERS- d’ailleurs), le son est un peu plus «brouillon» et semble avoir été un peu trop compressé, un peu comme pour un «radio edit» ?

Thanatos ralentit le rythme et imprime une gravité croissante dont le poids m’avait plus impressionné en concert. J'aime le chant de KAMIJO dans le refrain, qui ressemble à une plainte lancinante. De manière générale, je trouve que l'interprétation en live de Versailles donne beaucoup plus d'intensité à leurs chansons, qui sont elle-même déjà très intenses.

Flowery m’a beaucoup surpris et a particulièrement retenu mon attention dès la première écoute. Une de mes préférées de l’album : un uptempo bourré de guitares sans que cela soit bourrin, au contraire cette chanson virevolte comme la voix de KAMIJO et arrive comme un contrepoint lumineux au grave Thanatos.

Remember Forever arrive trop tôt pour moi dans l’album et me coupe dans mon élan. Personnellement, j’aurais supprimé Love will be born again et placé Remember Forever un peu plus tard dans le tracklist.
Hormis cet aspect d’ «emplacement», j’écoute ce morceau avec un certain plaisir : une ballade extrêmement classique, presqu'un archétype de la ballade langoureuse qui emballe, qui me rappelle l’époque où l’on dansait sur les «slows». J’avais apprécié que jusque là, Versailles ne sorte pas de ballade «standard» mais ils ont succombé et moi aussi : le «I remember this place» fait chavirer mon cœur de midinette ! Jusqu’au passage en guitare sèche qui appelle le battement de main… bref, si ce morceau était sorti à la fin des années 80, il aurait trusté la tête des charts, remportant la première place de la ballade de l’été sur laquelle bon nombre d’amourettes auraient vues le jour !

Dès les premières notes de l’intro de DESTINY -The Lovers-, quel plaisir de retrouver cet instrumental découvert en concert ! Et de retrouver DESTINY -The Lovers- elle-même, que j’aime beaucoup, avec un nouveau mixage enfin superbe, qui rend tout son relief à l’instrumentation et atteint la qualité de production top-niveau à laquelle Versailles nous a habitué. En effet, je trouve que le premier mixage publié souffre vraiment d’un son «aplati» et brouillon que j’avais déjà évoqué dans ma critique du single. Ici, l’ajout d’une orchestration riche en cordes (violons et piano) finit d’habiller le morceau et en fait sans conteste ma version préférée de la chanson.

DRY ICE SCREAM!! Remove Silence : je ne sais pas trop quoi en penser… Je reconnais nettement la composition d’HIZAKI - quelque chose qui m’évoque HISTORY OF THE OTHER SIDE - mâtiné de TO THE CHAOS INSIDE mais cette chanson ne m’évoque rien de particulier. Sans doute qu’il me faudra un bon nombre d’écoutes avant que ne se développe en moi des sentiments m’attachant à ce morceau.

Threshold constitue un intermède instrumental musclé que je ne trouve pas déplaisant mais de peu d’intérêt pris isolément. Je le prends un peu comme une introduction à Judicial Noir.

Judicial Noir que je retrouve avec un immense plaisir et qui mérite pleinement, de mon point de vue, sa place sur l’album. Seule chanson tirée des derniers maxis réapparaissant ici, en dehors des titres éponymes, c’est aussi celle qui m’a le plus marqué lors du concert de Nancy. Je l’ai fredonnée sans cesse pendant les trois jours qui ont suivi et c’est en concert que s’est révélé à moi tout l’intérêt de ce morceau.
Je trouve le chant de KAMIJO très entraînant et le refrain véritablement enivrant. De plus, j’adore l’intégration de cet orgue type Hammond !

Love will be born again est LE morceau de Versailles que j’aime le moins, tous disques confondus ! Je ne lui trouve aucun autre intérêt que d’être interprété par Versailles, intérêt très limité puisque je ne retrouve rien dans ce titre de ce que j’aime chez eux. Je n’ai aucune accroche : ni sur la mélodie, ni sur l’instrumentation, ni l’interprétation (de KAMIJO ou des autres)… Pour moi, un morceau très dispensable dont je me serais contenté sur un maxi mais qui fait un peu «tache» sur l’album.

Vampire est mon morceau chouchou depuis ma découverte de l’album ! L’intro, la rythmique, le clavecin… j’adôôôre ! Peu d’originalité, presque un «standard», avec les alternances typiques des compositions de KAMIJO mais aussi une certaine simplicité qui lui donne un petit côté «tube» entraînant : ce dont j’ai envie en cette saison ! Le clavecin et les «Jesus Christ» me rappellent énormément le 神創曲~Variant Jihad~ de Phantasmagoria qui est un de mes préférés d’eux.

Faith & Decision : une intro lumineuse s’ouvrant sur une partie instrumentale qui m’évoque beaucoup les compos d’HIZAKI grace project ; puis le chant de KAMIJO qui se pose tout naturellement sur la mélodie, teinte l’ensemble d’une certaine mélancolie avant que le morceau n’emprunte une nouvelle direction pleine de force et d’espoir : «I'm going to be every rose for you in eternity, You're going to play with me for peace in the song».
Dans l’ensemble, j’ai encore du mal à me repérer dans cette composition, tout comme il m’a fallu du temps pour apprécier dans son ensemble HISTORY OF THE OTHER SIDE par exemple : j’ai souvent des difficultés à «lire» d’emblée certaines compositions d’HIZAKI (celles comme HISTORY OF THE OTHER SIDE, que je trouve «narratives», contrairement à des compos type Suzerain que je trouve «effectives») qui prennent des tours et des détours qui me surprennent et me désorientent.

Enfin, The Theme of Holy Grail clôt joliment l’album avec cette teinte de nostalgie que je ressens aussi à la fin des concerts : c’est déjà fini, j’ai passé un moment extraordinaire, j’ai hâte de vous retrouver !

Je trouvais JUBILEE quasiment parfait et je redoutais son successeur car après la perfection, je croyais que seule la déception pouvait être au rendez-vous… hé bien non ! Je craignais un peu que Versailles continue dans la veine «orchestrale symphonique» dont JUBILEE constitue pour moi un summum… hé ben non plus !
Une fois encore, je trouve la production sonore de grande qualité et les compositions recherchées. Surtout, elles font la part belle à chaque instrument et l’ensemble m’apparaît riche et harmonieux (mis à part le rythme de l’album dû au tracklisting choisi).

Versailles continue de me ravir pour mon plus grand bonheur et je suis vraiment content de toujours apprécier leurs productions et leurs évolutions.